MonDevisPAC
Chauffage & rénovation

Du tout-électrique à la PAC : par où commencer ?

17 mars 2026 · 7 min de lecture

Les maisons entièrement chauffées à l'électrique — radiateurs à effet Joule, convecteurs ou panneaux rayonnants — affichent souvent les factures les plus lourdes. Pourtant, ce parc représente encore une part significative des logements en Île-de-France et dans les départements limitrophes (27, 28, 45, 60, 76). La bonne nouvelle : passer à une pompe à chaleur est aujourd'hui l'un des investissements les plus rentables, porté par des aides solides et une technologie mature.

Pourquoi le tout-électrique coûte-t-il si cher ?

Un radiateur électrique classique transforme 1 kWh d'électricité en exactement 1 kWh de chaleur — un rendement dit « de 100 % ». C'est une formulation trompeuse : il n'y a aucun gain d'énergie possible, contrairement à une pompe à chaleur qui, elle, capte les calories présentes dans l'air extérieur pour les restituer à l'intérieur.

Une PAC moderne affiche un COP (Coefficient de Performance) compris entre 3 et 4,5 selon les conditions : pour 1 kWh consommé, elle produit entre 3 et 4,5 kWh de chaleur. À tarif électrique identique, la facture de chauffage peut donc être divisée par 3 à 4 par rapport à des convecteurs.

Ce que coûte réellement le chauffage électrique

Pour une maison de 100 m² peu isolée chauffée intégralement à l'électrique, la consommation de chauffage peut atteindre 12 000 à 18 000 kWh par an. Au tarif réglementé 2026 (environ 0,25 €/kWh pour l'abonnement base), cela représente 3 000 à 4 500 € par an rien que pour le chauffage. Avec une PAC dont le COP moyen est de 3,5, cette facture descend à 850–1 300 €.

Étape 1 : poser un diagnostic honnête de votre logement

Avant de choisir une PAC, il est indispensable d'évaluer deux paramètres : l'état de l'isolation et les émetteurs en place.

L'isolation, condition sine qua non du rendement

Une PAC ne peut compenser une mauvaise enveloppe. Dans un logement mal isolé, elle devra fonctionner à pleine puissance, au détriment de son COP. Idéalement, vérifiez l'isolation de votre maison avant de dimensionner l'équipement. Des travaux sur les combles (prioritaires), les murs ou les fenêtres permettront de réduire la puissance nécessaire et donc le coût de la PAC.

Les émetteurs existants

Dans une maison tout-électrique, il n'y a généralement pas de circuit hydraulique (pas de tuyaux d'eau chaude pour le chauffage). C'est le point clé : selon ce que vous souhaitez, deux solutions PAC se distinguent nettement.

Étape 2 : choisir entre PAC air/air et PAC air/eau

| Critère | PAC air/air | PAC air/eau | |---|---|---|---| | Circuit hydraulique requis | Non | Oui (à créer ou existant) | | Eau chaude sanitaire (ECS) | Non incluse | Oui (avec ballon) | | Climatisation réversible | Oui (naturellement) | En option | | MaPrimeRénov' 2026 | Non éligible | Oui | | Coût moyen posé | 5 000–12 000 € | 10 000–18 000 € | | Travaux supplémentaires | Limités | Circuit hydraulique à créer |

La PAC air/air : la solution rapide et économique

Si votre priorité est de réduire la facture de chauffage sans lourds travaux, la pompe à chaleur air/air est souvent la porte d'entrée idéale. Elle diffuse la chaleur directement par des unités intérieures (splits) sans aucun circuit d'eau. L'installation dure généralement 1 à 2 jours.

Ses limites : elle ne produit pas d'eau chaude sanitaire (vous devrez conserver ou installer un chauffe-eau), et elle n'est pas éligible à MaPrimeRénov'. En revanche, elle fonctionne également comme climatiseur en été — un atout croissant dans les étés franciliens.

La PAC air/eau : l'investissement complet

Pour un remplacement total du système de chauffage, avec production d'eau chaude et éligibilité aux aides maximales, la pompe à chaleur air/eau s'impose. Elle nécessite la création d'un circuit hydraulique (plancher chauffant ou radiateurs à eau) et la pose d'un ballon d'eau chaude.

Cette option demande un chantier plus conséquent (2 à 5 jours), mais ouvre droit à MaPrimeRénov' et aux primes CEE, pouvant représenter plusieurs milliers d'euros selon vos revenus.

Étape 3 : définir l'ordre des travaux

Voici l'ordre recommandé pour une transition du tout-électrique vers la PAC :

  1. Audit énergétique ou visite technique — Un installateur RGE évalue votre logement, calcule la puissance nécessaire et vous conseille sur le type de PAC adapté.
  2. Isolation préalable si nécessaire — Combles, murs ou plancher : prioritisez les postes les plus déficitaires pour réduire la puissance de PAC à installer.
  3. Choix et dimensionnement de la PAC — En fonction de la surface, des déperditions calculées et du type d'émetteurs souhaités.
  4. Pose et raccordements — Unité extérieure, unité intérieure ou module hydraulique, circuit électrique dédié, mise en service.
  5. Dépose des anciens radiateurs (optionnel) — Dans le cas d'une PAC air/eau avec nouveaux émetteurs, les anciens convecteurs sont retirés.

Étape 4 : les aides disponibles en 2026

Les foyers qui passent du tout-électrique à une PAC air/eau bénéficient des aides pour pompe à chaleur classiques :

  • MaPrimeRénov' : de 2 000 à 5 000 € selon votre profil de revenus (barèmes bleu, jaune, violet, rose), pour une PAC air/eau chez un ménage en résidence principale.
  • Prime CEE : cumulable avec MaPrimeRénov', montant variable selon les obligés (fournisseurs d'énergie). Comptez 500 à 2 000 € supplémentaires.
  • TVA à 5,5 % : applicable sur la fourniture et la pose pour les logements de plus de 2 ans.
  • Éco-PTZ : financement sans intérêt jusqu'à 30 000 € pour compléter le reste à charge.

Pour une PAC air/air, seules la TVA réduite et l'éco-PTZ s'appliquent. MaPrimeRénov' ne couvre pas les PAC air/air.

Étape 5 : estimer les économies et le retour sur investissement

Prenons l'exemple d'une maison de 120 m² en Seine-et-Marne, chauffée à l'électrique (convecteurs), consommant 15 000 kWh/an en chauffage :

  • Facture actuelle : environ 3 750 €/an (à 0,25 €/kWh)
  • Après installation d'une PAC air/eau (COP 3,5) : environ 1 070 €/an
  • Économie annuelle : ~2 680 €
  • Coût de la PAC air/eau posée : 13 000 €, avant aides
  • Après MaPrimeRénov' + CEE (profil revenus intermédiaires) : reste à charge ~8 000–9 500 €
  • Retour sur investissement : 3 à 4 ans

Ces fourchettes sont indicatives et varient selon l'isolation, le tarif d'électricité, le COP réel et les aides obtenues. Un devis précis permettra d'affiner ces projections.

Trouver un installateur RGE certifié

Que vous optiez pour une PAC air/air ou air/eau, le recours à un installateur certifié RGE est obligatoire pour bénéficier des aides d'État. Ce label garantit la compétence de l'entreprise en matière de travaux de rénovation énergétique.

Pour un projet serein, demandez plusieurs devis comparatifs et vérifiez l'attestation RGE de chaque entreprise sur le site officiel qualibat.com ou rge-pro.fr. Méfiez-vous des offres trop attractives qui masquent parfois des matériaux sous-dimensionnés ou l'absence de vraie qualification.

Prêt à passer à l'action ? Demandez un devis gratuit et sans engagement pour votre projet de remplacement des radiateurs électriques — nos installateurs partenaires RGE vous répondent en 48 heures.

Un projet de pompe à chaleur ?

Recevez gratuitement des devis d'installateurs RGE de votre région.

Questions fréquentes

Oui, c'est même recommandé pour les pièces peu fréquentées (débarras, chambre d'appoint). La PAC air/air couvre les pièces principales, et un ou deux radiateurs d'appoint complètent les zones moins prioritaires. Cela réduit le nombre de splits à poser et le coût total.

Prêt à réduire votre facture de chauffage ?

Recevez gratuitement vos devis d'installateurs RGE et profitez des aides 2026.

Obtenir mon devis gratuit →